5 conseils indispensables pour réussir ton 1er dan au 1er essai

12 août 2018 0 Par Denis Descamps

Avant de commencer une série d’articles sur chacun des six modules du passage de grades (1er dan), voici quelques conseils simples, à lire avant de t’engager dans la voie du passage de grades… N’hésite pas à nous faire tes retours en commentaire 😉

 

  1. L’efficacité dans la règle

Un passage de grades n’est pas un combat de rue. La baston en bas de l’immeuble ou en sortie de boite, les fondateurs de ce blog l’ont malheureusement expérimentée : il s’agit d’un tout autre registre et on ne donnerait pas les mêmes conseils pour avoir sa ceinture noire ou se sortir indemne d’un combat improvisé et sans règles. On y reviendra plus tard…

Que l’on soit clair, ce qu’on va t’apporter ici, ce sont des connaissances et des conseils pour :

  1. réussir rapidement et dès ton premier essai le passage de grades en vue de l’obtention de la « Ceinture Noire 1er dan »  ; ni plus ni moins.
  2. connaître les critères d’évaluation et de validation utilisés par le Jury.

Les critiques sont les bienvenues mais doivent être émises et appréciées à l’aune de cette règle unique, qui fonde la philosophie de Karaté Expert : l’efficacité dans la règle (telle que rédigée par la FFKDA pour le 1er dan) !

 

  1. S’engager pour donner envie au jury

Le jour de l’examen, donne tout et ne sois pas sur la réserve. La notion d’engagement est ici capitale : tu dois vivre avec intensité ton karaté pour donner envie au jury de te donner la ceinture noire.

Le jury du 1er dan est bienveillant ; ça ne veut pas dire qu’il va mettre de côté des critères de jugement essentiels, au premier rang desquels l’engagement total qu’il doit percevoir dans ton karaté.

Ce jour là, chaque technique est exécutée à 100% de tes possibilités techniques et physiques, et ça doit se voir. Une ceinture noire, ça se mérite alors montre au jury que tu la veux vraiment et que tu en es digne : aies une attitude martiale et un karaté engagé ! Voici d’ailleurs quelques lectures pour te forger une âme de samouraï…

 

  1. Ne pas te laisser influencer le jour J

Enfants qui s'exercent au karaté dans un dojo en frappant au visage

Connaître son programme et ne pas en dévier le jour J

Lors de ce passage, tu es dans ta bulle et tu n’acceptes aucune nouvelle info. Il est trop tard pour changer quoi que ce soit ; alors ne laisse aucun candidat influencer ta pratique. Si tu as bossé et si tu as les bonnes infos, tu arrives à l’examen avec des certitudes et il est dangereux de changer quoi que ce soit, par exemple sur un kata ou un assaut. La moindre info contradictoire peut perturber tout ton passage de grades du 1er dan.

Si ton sensei est sensé, il doit s’abstenir de changer quoi que ce soit au cours du dernier mois qui précède l’examen du 1er dan. Le cerveau n’aura pas le temps d’assimiler des ajustements techniques de dernière minute. A un mois du grand jour, tu dois être prêt et tu as 4 semaines de répétition pour bien assimiler tout le programme. Selon toi, quel serait l’effet d’un conseil de dernière minute émanant d’une ceinture marron encore plus stressé que toi ?

 

  1. Se tromper avec autorité, même au 1er dan

Drôle non ? Et pourtant si utile… Se tromper avec autorité, ça veut dire :

  1. assume les erreurs que tu as commises. Il n’y a pas de retour en arrière. Donc même en cas d’erreur, poursuis avec conviction et fais tout à bloc, même si tu sais ou tu sens que tu viens de rater une partie de l’examen. N’oublie jamais qu’il n’y a pas de note éliminatoire et que tout se joue sur la MOYENNE DES NOTES. Même avec un 0 en kata, tu peux sortir du dojo avec ta ceinture noire autour de la taille.

 

  1. cette notion « se tromper avec autorité » est surtout vraie pour les katas, bien qu’elle soit valable pour l’ensemble des six modules. Si tu te trompes, continue avec naturel et fais comme si de rien n’était. A priori le jury l’aura vu et appréciera que tu gardes une attitude martiale et combattante, ce qui minimisera l’erreur. Et il est possible que le jury n’ait rien remarqué. Sauf si tu fais une grimace ou que ton corps s’affaisse : là, le jury va comprendre que tu t’es trompé. Voilà pourquoi, si tu te trompes, fais le avec autorité !

 

  1. En cas d’échec, tu ne repasses que les modules où tu n’as pas eu la moyenne, donc chaque module est indépendant et un échec dans l’un d’entre eux ne doit pas te démotiver. Si tu dois repasser ta ceinture noire, ce ne sera que les modules où tu as échoué, donc autant en réussir le maximum. 

  

  1. Voie Traditionnelle ou Voie Compétition ?

Ce Blog traite des 6 modules de la Voie Traditionnelle. Tu as cependant la possibilité d’opter pour la Voie Compétition. Voici nos conseils.

Pour obtenir la Ceinture noire par la Voie Compétition, tu dois passer et réussir les modules n°1 (Kihon), n°2 (Kata) et n°4 (Kihon Ippon Kumite) et participer à 5 compétitions, soit en Kata soit en combat (tu ne peux pas mixer les deux).

Les compétitions éligibles sont toutes les compétitions du calendrier fédéral (National ou Départemental). La participation sera le seul critère retenu, quels que soient les résultats obtenus dans ces compétitions.

Contrairement à l’idée la plus répandue, ce n’est pas une solution de facilité et ce pour deux raisons majeures.

  1. Pas de compétition sans préparation – surtout ne te présente pas en compétition sans une préparation poussée et validée par ton sensei. Il est impensable de s’y présenter sans connaître les règles et sans un entraînement physique et psychique adapté. Tu dois maîtriser la règle de chaque spécialité : en combat, tu dois être prêt à donner et recevoir des coups et tu dois savoir comment combattre et quels sont les critères de jugement. En Kata, le niveau est élevé et tu dois connaître par cœur le rituel (il y a 6 saluts obligatoires : ne pas en connaître l’ordre et le nombre peut être disqualifiant). C’est donc un travail probablement plus intense que celui de la voie traditionnelle. Il n’y a là aucune économie de moyens et cette voie demande certainement beaucoup plus d’implication physique et psychologique.
  1. Risque Physique & Risque Psychologique – on te met en garde (sans jeu de mots, enfin si…), le combat comporte des risques physiques. Même si c’est rare, tu peux être blessé ou blesser ton adversaire. La possibilité existe et tu dois l’accepter, donc la travailler. En te préparant sportivement pour l’éviter ; en te préparant mentalement pour l’accueillir si la blessure survient. Quant au risque psychologique, il est loin d’être neutre.  Contrairement à la voie traditionnelle, où il n’y a ni vainqueur ni vaincu, dans la voie combat entre en jeu la notion de victoire et de défaite. La défaite peut devenir compliquée à gérer émotionnellement, surtout si tu « en prends plein la courge » ou et si tu t’aperçois que ton niveau est bien en-deçà du niveau global. Bref, ça peut faire mal au moral ! Et à l’ego. Ne choisis jamais la Voie Compétition par défaut ou par facilité, tu risquerais de subir de graves désagréments. Il faut s’y préparer sérieusement.

 

En conclusion

Si tu adoptes l’attitude que décrivent ces 5 conseils, ton niveau de conscience et de confiance va grandir rapidement. A partir de là, tu ne peux pas ne pas réussir (pourquoi la double négation ?) >> TU VAS RÉUSSIR !

Et ne lâche jamais, ni aujourd’hui, ni demain !

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