Il n’y a pas d’attaque sans défense…

8 juin 2018 0 Par Denis Descamps

 

Jeudi 7 juin, 19h. Je sors du Métro Mairie de Clichy, sur la célèbre Ligne 13. Après une journée de travail éprouvante, je sais que je vais souffrir. Mais cela ne m’effraie pas. Je suis venu pour ça. Session Self-défense. Je remonte la longue rue Palloy. Au n°50, une boutique de boxe, ornementée d’un gant qui trône au-dessus de la voie. Pas de doute. J’entre.

Les arts martiaux, temple de la fraternité 

Je suis accueilli par Salif Palm, et sa sœur, sourire aux lèvres et bébé en bandoulière, une adorable petite fille qui elle aussi me sourit jusqu’aux oreilles. Très vite Salif me prend en mains, symboliquement s’entend, et en pas moins de dix minutes, me met dans le rouge, ruine mes cuisses et m’oblige à sortir de ma zone de confort. Sans la moindre haltère ni le moindre objet de musculation. Juste avec le poids du corps. Salif est un expert.

Un expert en… préparation physique

Personne ne me connaît dans cette salle et pourtant tout le monde me salue comme si j’étais un habitué. Un jeune homme vient me voir, me serre la main et me dit, sous le sceau de la confidence : « Tu as beaucoup de chance. Salif est le meilleur coach sportif du monde. Il va t’emmener au-delà de ce que tu crois possible. Moi ça fait quatre semaines : j’ai déjà perdu 3,5 kilos et j’ai un mental de guerrier ». Waouw, exactement ce dont j’ai besoin en ce moment.

Sur un ring de boxe thaï

Trente minutes plus tard. Je suis un légume, mais putain qu’est ce que je me sens en vie. Et là, Salif se retourne vers son pote Gary Anad et me demande de m’accueillir sur le ring de boxe thaï. Dès mon entrée sur le ring, Gary me juge et me jauge en me fixant droit dans les yeux. Je ne lâche pas son regard : je suis apte pour la suite. Le temps d’enfiler les gants et me voilà à donner les premiers coups de poing. Pour un habitué de la « main vide », je suis un peu désarçonné mais très vite les sensations arrivent. Je décolle, emporté par un tourbillon d’adrénaline et d’acide lactique.

« Tonton, protège-toi ! »

Salif m’observe.

Salif voit tout. Mes qualités. Mes défauts.

Le karatéka est comme un cowboy qui n’a qu’une balle dans le chargeur. S’il touche, le combat est fini. S’il ne touche pas, attention, danger…

Le boxeur n’a pas cette approche. Il fatigue, il use, il désarçonne, il observe, il patiente, il attend, jusqu’à ce qu’il trouve l’ouverture. Et là, nous les karatekas, on baisse pavillon. Si on accepte ce type de combat, sans préparation, on est morts… Pourquoi ?

Parce que nous ne sommes pas physiquement prêts. Et parce que, comme me le dit mon coach en reprenant ma garde : « Il n’y pas de défense sans attaque. Tonton, protège-toi, n’attaque pas en te découvrant. N’attaque que si tu as une armée prête à te défendre. Et ton armée, c’est tes poings devant le visage, et tes coudes le long du corps. »

La préparation physique idéale du karatéka

Promis, ce n’est pas moi 🙂

En 45 minutes, j’apprends les rudiments de ce qu’il faut savoir pour se protéger, enchaîner les coups sans se découvrir, frapper d’une main en gardant l’autre en parade, observer, guetter, esquiver.

Je suis tendu. Je cherche la force là où la vitesse est requise. Salif le sent et me demande de frapper dans ses paos de toutes mes forces. En moins d’une minute je m’épuise et je comprends que je dois chercher le rythme, les enchaînements rapides, la succession de de crochets et d’uppercuts ; pas le coup fatal.

Je saisis à cet instant tout ce qui fait la valeur du karaté et en même temps tout ce qui, dans la préparation physique, peut lui faire défaut.

Une heure trente suffisent à me faire comprendre que pour être un vrai combattant, il faut se préparer physiquement.

En conclusion – se défendre avant d’attaquer et être prêt

A l’heure où j’écris ces lignes, tout mon corps brûle et mon cerveau jubile. J’ai enfin trouvé le préparateur physique qui me manquait pour aller plus loin dans ma pratique de karaté. Une séance aura suffi à me faire comprendre tout le chemin qui me reste à parcourir avant de me sentir prêt à combattre « pour de vrai », pas dans le confort (relatif) d’un dojo…

Même si vous ne faites qu’une séance avec Salif, osez vous défier et prenez le risque d’adorer souffrir.

Moi j’y retourne dès la semaine prochaine…

 

A propos de Salif Palm

Expert en arts martiaux et en préparation physique, Salif a créé le concept ISI « Intensif Sport Instinct ». Je ne vous ferais pas l’injure de décortiquer ces trois mots et la force de leur association. Il adore son métier et il kiffe de vous emmener plus haut, plus loin et de vous rendre plus fort, pour reprendre des mots chers au mouvement olympique.

ISI sur Instagram >> 

Training Day boxing

La salle >> Trainig Day Boxing, tenue par les frères Cédric et Gary Anad

La Boutique >> Paris Fight – 50 rue Palloy 92110 Clichy – Métro Mairie de Clichy – Ligne 13…

Ne lâchez rien, ni aujourd’hui ni demain.

 

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